On se bousculait, hier (21 octobre), dans le Hall panoramique du Centre des sciences de Montréal, où une délégation d’officiels et de professionnels du tourisme de la Martinique recevait les agents de voyages et les journalistes. La délégation était conduite par la nouvelle présidente du Comité martiniquais du tourisme (CMT), Karine Roy-Camille, qui a profité de l’occasion pour annoncer plusieurs mesures destinées à bonifier l’offre touristique.

Il a notamment été question de la mise en place de trois routes touristiques, de la rénovation de la création d’un bureau des congrès, de la construction d’un terminal de croisières à Saint-Pierre et d’une augmentation du budget de promotion sur le marché québécois.

« La nouvelle administration du Comité régional élue en avril a identifié le tourisme comme levier essentiel du développement économique, ce qui a rassuré les professionnels et donné confiance aux investisseurs », expliquait Karine Roy-Camille. (L’élue régionale est issue des milieux du tourisme, puisqu’elle est propriétaire d’une agence, SMCR Voyages, qui déploie plusieurs points de vente en Martinique.)

Plusieurs projets

La volonté d’utiliser le tourisme comme levier économique se manifestera notamment par l’injection de fonds dans plusieurs projets. Trois routes touristiques seront mises en place :

  • une (incontournable) Route des rhums, qui drainera les visiteurs vers quelques grandes plantations et distilleries de l’île;
  • une Route des personnages illustres, qui leur permettra de découvrir les lieux où vécurent l’impératrice Joséphine, le peintre Paul Gauguin et l’écrivain Aimé Césaire;
  • et une Route du patrimoine historique, qui mettra en vedette la ville de Saint-Pierre.

Deux des établissements hôteliers les plus connus de l’île seront restaurés et rouverts : l’ancien hôtel Méridien et la plantation de Leyritz, siège notamment d’une rencontre au sommet entre le président français Valéry Giscard d’Estaing et son homologue américain de l’époque, Gerald Ford.

Un bureau de congrès baptisé Caraïbes françaises sera créé en collaboration avec la Guadeloupe et des zones touristiques d’intérêt régional seront identifiées.

Au sein de la délégation venue pour le Salon international Tourisme Voyage (SITV) figuraient quelques hôteliers (notamment le Bambou, le Cap Est, le Pierre & Vacances, le Plein Soleil et le tout nouveau La Suite Villa) et des représentants d’attractions touristiques comme la Savane des esclaves (reconstitution d’un village de descendants d’esclaves) et le Réseau Tak-Tak, qui regroupe des gîtes, des artisans et des producteurs du terroir, essentiellement dans le nord de l’île.

9300 sièges cet hiver

Les responsables du Comité martiniquais du tourisme sont déterminés à poursuivre leurs efforts pour séduire le marché canadien.

« Avec le vol saisonnier affrété par Tours Mont-Royal et le Club Med et le vol hebdomadaire d’Air Canada, pas moins de 9300 sièges seront commercialisés cet hiver dans le couloir Montréal-Fort-de-France», observait Karine Roy-Camille.

« Notre destination est plus chère que d’autres îles de la Caraïbe, mais il ne s’agit pas du même type de produit. Nous bénéficions d’infrastructures impeccables et d’un niveau de vie élevé, qui garantit un cadre sécuritaire aux visiteurs. On ne vient pas en Martinique pour rester confiné au même hôtel pendant une semaine. Au-delà des plages, il y a chez nous une dimension humaine et culturelle qui nous distingue des autres îles, surtout pour les francophones », concluait-elle.

André Désiront

 

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